Attendre que l’eau descende en dessous de 15 °C avant d’entamer l’hivernage figure parmi les recommandations des fabricants d’équipements de piscine. Pourtant, certains propriétaires ferment leur bassin dès le mois de septembre, estimant que la baisse des températures extérieures suffit à prévenir les désagréments.Cette précipitation expose à des proliférations d’algues inattendues, surtout lors d’arrière-saisons plus douces. Des erreurs d’estimation ou des gestes mal adaptés peuvent compromettre la clarté de l’eau ou endommager les installations. La maîtrise de la température et la rigueur du protocole restent déterminantes pour un hivernage sans mauvaises surprises.
À quel moment la température de l’eau impose-t-elle l’hivernage de la piscine ?
Le thermomètre ne ment jamais. Lorsque la température de l’eau passe sous les 15 °C, l’hivernage de la piscine devient pertinent. À partir de ce seuil, la vie microscopique ralentit franchement, rendant la prolifération d’algues et de bactéries beaucoup moins probable. Cette étape mérite toute votre attention : intervenir trop en avance, alors que l’eau reste douce, risque de déséquilibrer le bassin et d’alourdir les traitements au retour du printemps.
Le hivernage piscine repose sur ce que dit la météo, pas sur une date arbitraire. Avant toute manipulation, assurez-vous que la température de l’eau de piscine reste sous les 15 °C, jour après jour. Un matin doux ou une semaine plus clémente peut tout fausser. Le réflexe à adopter : vérifier la température chaque matin, plusieurs jours d’affilée.
Selon ce que révèle le thermomètre, voici comment adapter vos actions :
- Si l’eau oscille entre 12 °C et 15 °C, commencez à préparer l’hivernage de votre piscine.
- En dessous de 12 °C, le gel n’est plus une hypothèse mais un risque concret : il est temps de protéger le bassin et tout le système contre le froid.
La météo française ne suit aucun script. Parfois, un automne doux repousse l’hivernage, parfois une vague glaciale bouscule le calendrier. Mieux vaut viser juste, observer et ajuster, pour retrouver une eau de piscine impeccable quand reviendront les beaux jours. Ici, l’observation l’emporte sur la routine.
Les étapes essentielles pour réussir l’hivernage de votre bassin
Hiverner sa piscine, c’est une affaire de méthode et de rigueur. Chaque étape pèse dans la balance entre eau limpide et galère printanière. Entre hivernage passif et actif, le premier reste le choix le plus courant dès que le gel menace. Il implique l’arrêt total de la filtration, mais seulement après un nettoyage complet du bassin.
Procédez par étapes, sans précipitation :
Pour mener ce processus à bien, chaque intervention doit s’enchaîner avec soin. Voici l’ordre à respecter pour ne rien négliger :
- Un nettoyage complet du bassin : frottez les parois, soignez la ligne d’eau, et débarrassez le fond des feuilles et débris. Ces résidus sont de vrais foyers de pollution pendant l’hiver.
- Ajustez le niveau d’eau : abaissez-le sous les skimmers et les buses de refoulement, pour protéger le circuit lors des gelées.
- Videz soigneusement canalisations, filtre et pompe. Placez des gizzmos dans les skimmers, disposez des flotteurs d’hivernage à la surface. Leur présence absorbe la pression du gel, évitant fissures et dégâts.
- Ajoutez un produit d’hivernage adapté. Il limitera l’apparition d’algues et de dépôts calcaires durant la période d’inactivité.
- Enfin, posez une bâche adaptée, opaque et bien ajustée, pour barrer la route aux débris et aux animaux curieux.
Une fois la filtration arrêtée, prenez le temps de vérifier : filtres propres, aucune fuite, bouchons d’hivernage bien en place. Pour une piscine enterrée, le passif s’impose dès que le gel devient probable. Cette succession d’actions limite les déconvenues au printemps et préserve la longévité de vos équipements.
Erreurs fréquentes et astuces pour un hivernage actif sans souci
Le hivernage actif séduit par sa simplicité : il consiste à conserver une circulation minimale de l’eau et à réduire la filtration pendant la saison froide. Pratique, mais pas sans risque : la rigueur reste indispensable. Beaucoup commettent l’erreur de réduire la filtration au strict minimum dès que le mercure baisse. Pourtant, même en hiver, la qualité de l’eau dépend d’un temps de filtration proportionné à la température. Un repère fiable : ne tombez jamais sous deux heures de filtration pour chaque tranche de dix degrés.
Autre écueil classique : négliger le suivi des paramètres. Un pH qui se dérègle, un taux de désinfectant en chute et les algues peuvent s’installer, parfois même à l’abri sous la bâche. Intégrez un test hebdomadaire à votre routine et ajustez avec des produits spécifiques si besoin.
Pour éviter les mauvaises surprises, gardez un œil sur la météo. Une chute soudaine des températures peut entraîner le gel des canalisations. Prévoyez un dispositif hors-gel ou programmez la filtration la nuit en cas de froid annoncé. Selon la région, l’installation d’un flotteur ou d’un dispositif anti-gel reste un bon réflexe.
Pensez aussi à nettoyer régulièrement le préfiltre de la pompe et le panier du skimmer, même en plein hiver. Feuilles et aiguilles de pin n’attendent pas le redoux pour tomber. Ce suivi assure une piscine propre, une installation préservée et une remise en route nettement plus sereine au printemps.
Tout finit par se jouer sur la vigilance : un hivernage bien mené, c’est l’assurance de retrouver un bassin prêt à accueillir les premiers plongeons, sans galère ni mauvaise surprise, simplement le plaisir de l’eau claire sous le soleil retrouvé.


